Quels équipements numériques à l’école ?

classe Francois

Quels équipements numériques à l’école ?

Eclairages de Sylvain Connac  « grand spécialiste de l’apprentissage »

TBI ou vidéoprojecteur, tablettes ? Quels équipements au cœur de la vie de nos classes ?

« Les vidéoprojecteurs me semblent intéressants en pédagogie parce qu’ils améliorent la transmission des informations passées grâce à leur pouvoir de communication : les images sont rapidement accessibles, elles peuvent être accompagnées d’illustrations sonores ou vidéos qui diversifient la compréhension et jouent sur la dévolution de consignes (Brousseau, 1998) par les élèves, … Les vidéoprojecteurs peuvent également se montrer des outils pertinents pour montrer des procédures à réaliser sur écran, dans une logique de vicariance où les apprentissages sont induits par observation et imitation d’un montré par un expert. Enfin, ces outils apportent une mise en valeur indéniable du travail que des élèves veulent présenter à leurs camarades et ainsi accroissent le potentiel d’authenticité des situations de communication : les exposés ou autres conférences d’enfants sont porteurs de davantage de mobilisation de leurs auteurs dans le sens où ils ont la possibilité de transmettre efficacement leur message à leurs camarades.

Les atouts principaux des TBI sont concentrés, à mon sens, dans le fait qu’ils disposent d’un vidéoprojecteur. Les autres fonctionnalités ne me paraissent pas plus opérationnelles que celles offertes par des tablettes. Il semble même que la grande taille des écrans de TBI suscite une focalisation du regard des spectateurs (les élèves qui ne manipulent pas) qui peut avoir pour conséquence de la passivité et donc une réduction des bénéfices cognitifs de la situation.
Autrement dit, les TBI sont des supports riches pour les enfants qui sont en position de manipulation étayée par la présence proche de l’enseignant, mais peuvent en même temps renforcer une dimension magistrale pour tous les autres élèves, contraire aux exigences d’activité réflexive que nécessite l’acte d’apprendre. Certes, les applications proposées par les développeurs de TBI sont alléchantes quant à ce qu’elles permettent de mobiliser pour les élèves qui manipulent, mais peut-être au détriment des autres élèves qui écoutent et observent, sans possibilité d’agir, de faire et de penser.

Il me semble donc que, compte-tenu de ce que l’on sait actuellement des facteurs pédagogiques qui ont des effets positifs sur ce que les élèves apprennent, il serait opportun d’équiper les classes d’un vidéoprojecteur (pour les phases de transmission de consignes et celles de confrontation des travaux), couplé à une série de tablettes numériques sur lesquelles davantage d’élèves pourraient entrer dans de l’interactivité. Il existe plusieurs systèmes qui facilitent la mise en miroir des écrans, afin que ce qui se fait sur un écran puisse, selon les besoins, être projeté collectivement pour étude. En plus, un tel équipement en tablettes pourrait également servir lors des temps de travail personnalisé que l’on institue dans les classes afin d’améliorer la prise en compte de la diversité. »

Voyage d’étude à Londres : préparer son projet d’école numérique

Composée de Chefs d’Établissement et d’enseignants Référents Numériques, une délégation régionale s’est donc rendue à Londres en janvier pour un voyage d’études L’enjeu était de taille puisque il était question de voir comment préparer une école où le numérique aidera au développement des compétences nécessaire de nos jours : Coopération, Créativité, adaptabilité. Voici donc le compte-rendu mettant en lumière l’intérêt des tablettes,les problèmes posés et la formation essentielle des enseignants. Des témoignages de participants viendront poser des arguments complémentaires.

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